Rénovation à Paris en 2026 : le guide complet des aides de l’Anah et de la Ville de Paris

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Rénovation à Paris en 2026 : le guide complet des aides de l’Anah et de la Ville de Paris

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Rénovation à Paris en 2026 : le guide complet des aides de l’Anah et de la Ville de Paris

Sommaire

MaPrimeRénov’, Éco-Rénovons Paris+, MaPrimeAdapt’, rénovation des copropriétés, logement dégradé, investissement locatif : quelles aides mobiliser pour rénover à Paris en 2026 ?

Rénover un appartement parisien ne se résume pas à choisir des matériaux ou à comparer des devis. Entre les contraintes d’un immeuble ancien, les décisions de copropriété, les objectifs de performance énergétique et les conditions de financement, un projet demande une préparation rigoureuse.

La bonne nouvelle, c’est que plusieurs dispositifs peuvent accompagner les propriétaires et les copropriétés. À Paris, les aides nationales de l’Agence nationale de l’habitat, l’Anah, peuvent être complétées par des financements municipaux. Certains programmes parisiens interviennent également selon leurs propres critères.

Mais ces aides ne sont ni automatiques ni interchangeables. Leur attribution dépend notamment du statut du demandeur, de ses ressources, de l’état du logement, du programme de travaux et des engagements pris après la rénovation.

Voici un décryptage du Programme d’actions territorial 2026 de la délégation locale de l’Anah – Ville de Paris, approuvé par arrêté du 14 août 2026.

À savoir avant de lire les montants

Cet article présente les règles figurant dans ce document. Les taux annoncés sont des taux maximaux, appliqués à des dépenses éligibles et souvent plafonnées. Ils ne constituent pas une promesse de financement.

Les dispositions du programme s’appliquent selon les dates précisées dans le document et peuvent évoluer avec de nouvelles décisions de l’Anah ou de la Ville. Plusieurs incohérences internes du PDF sont signalées en fin d’article pour éviter de présenter une aide incertaine comme acquise.

1. Pourquoi les aides à la rénovation sont-elles particulières à Paris ?

À Paris, la Ville joue un rôle direct dans le financement de l’amélioration de l’habitat privé.

Depuis le 1er janvier 2024, elle assure, dans le cadre de sa délégation de compétence, l’instruction, l’attribution et le paiement des aides de l’Anah qui lui sont déléguées. Elle peut également accorder des aides sur son propre budget.

Un projet peut donc relever :

  • ◆d’une aide de l’Anah ;
  • ◆d’un complément financier de la Ville de Paris ;
  • ◆d’un dispositif municipal spécifique, comme Éco-Rénovons Paris+ ;
  • ◆d’une combinaison de plusieurs financements, lorsque leurs règles le permettent.

Attention : toutes les aides ne sont pas gérées localement. Le programme précise notamment que MaPrimeRénov’ « par geste » reste instruite par l’Anah centrale. Il ne faut donc pas utiliser les barèmes de ce guide pour calculer indistinctement toutes les aides nationales.

Pour 2026, le document annonce une dotation initiale Anah de 52,48 millions d’euros déléguée à Paris, avec un objectif de 3 444 logements à réhabiliter.

Ces moyens répondent à trois grandes priorités :

  • ◆1. améliorer la performance énergétique des logements ;
  • ◆2. lutter contre l’habitat indigne ou dégradé ;
  • ◆3. adapter les logements au vieillissement et au handicap.

Source : programme, pages 5 et 15 à 18.

2. Quelle aide correspond à votre situation ?

Le premier réflexe n’est pas de chercher le taux le plus élevé, mais d’identifier le bon dispositif.

  • ◆Votre situation : Vous habitez votre logement et souhaitez réaliser une rénovation énergétique importante; Les dispositifs à examiner : MaPrimeRénov’ Parcours accompagné et éventuel complément de la Ville
  • ◆Votre situation : Votre logement présente des problèmes importants de sécurité, de salubrité ou de dégradation; Les dispositifs à examiner : Ma Prime Logement décent
  • ◆Votre situation : Vous devez adapter votre logement à l’âge ou au handicap; Les dispositifs à examiner : MaPrimeAdapt’
  • ◆Votre situation : Votre copropriété prépare une rénovation énergétique collective; Les dispositifs à examiner : MaPrimeRénov’ Copropriété, Éco-Rénovons Paris+ et aides complémentaires
  • ◆Votre situation : Votre copropriété est dégradée ou en difficulté; Les dispositifs à examiner : OAHD 6 et aides spécifiques aux copropriétés
  • ◆Votre situation : Vous louez un logement et souhaitez le rénover; Les dispositifs à examiner : Aides aux propriétaires bailleurs, avec ou sans conventionnement selon le dispositif
  • ◆Votre situation : Vous êtes locataire et avez besoin de travaux d’adaptation; Les dispositifs à examiner : MaPrimeAdapt’, sous conditions et avec l’accord du bailleur

Un même immeuble peut réunir plusieurs situations. Une copropriété peut bénéficier d’une aide collective tandis que certains propriétaires occupants obtiennent des aides individuelles complémentaires.

Cela ne signifie toutefois pas qu’une même dépense peut être financée deux fois sans restriction.

3. Les règles à connaître avant de signer les travaux

Un logement généralement achevé depuis au moins quinze ans

Sauf exception, notamment pour certains travaux d’adaptation à la perte d’autonomie, le logement ou l’immeuble doit être achevé depuis au moins quinze ans à la date de notification de la décision d’aide.

Ne pas commencer avant le dépôt de la demande

Le programme indique que les travaux ne doivent pas avoir commencé avant le dépôt de la demande de subvention, attesté par un accusé de réception.

Un accusé de réception ne vaut pas accord de financement. Pour sécuriser votre budget, il est prudent d’obtenir une confirmation écrite des conditions applicables avant de lancer le chantier.

Faire intervenir les professionnels adaptés

Selon le dispositif, le projet peut nécessiter :

  • ◆une entreprise disposant de la qualification RGE correspondant aux travaux ;
  • ◆un audit ou une évaluation énergétique ;
  • ◆un maître d’œuvre ;
  • ◆une assistance à maîtrise d’ouvrage, appelée AMO ;
  • ◆un Mon Accompagnateur Rénov’ pour les parcours concernés.

L’exigence RGE ne s’applique pas uniformément à tous les travaux. Par exemple, la fiche MaPrimeAdapt’ ne l’impose pas.

Distinguer coût du chantier et dépenses subventionnables

Une aide n’est pas nécessairement calculée sur le montant total du devis.

Le calcul repose généralement sur :

Dépenses reconnues éligibles, dans la limite du plafond applicable × taux retenu.

La TVA, les prestations exclues ou les dépenses dépassant le plafond peuvent augmenter le reste à charge.

Comprendre les règles de cumul

Le programme rappelle un plafond général de 80 % du coût total de l’opération pour les aides publiques, avec des exceptions prévues par la réglementation, notamment pour certaines situations de grande précarité, de copropriété en difficulté ou d’adaptation.

Il ne faut donc pas additionner mécaniquement tous les taux affichés dans les tableaux. Le service instructeur applique les règles de cumul et d’écrêtement correspondant au dossier.

Source : pages 17 et 18.

4. Quels sont les plafonds de ressources pour les propriétaires occupants ?

Les aides individuelles présentées dans le programme concernent notamment les ménages aux ressources modestes ou très modestes.

Barème 2026 indiqué pour l’Île-de-France

  • ◆Nombre de personnes dans le ménage : 1 personne; Ressources très modestes : 24 031 €; Ressources modestes : 29 253 €
  • ◆Nombre de personnes dans le ménage : 2 personnes; Ressources très modestes : 35 270 €; Ressources modestes : 42 933 €
  • ◆Nombre de personnes dans le ménage : 3 personnes; Ressources très modestes : 42 357 €; Ressources modestes : 51 564 €
  • ◆Nombre de personnes dans le ménage : 4 personnes; Ressources très modestes : 49 455 €; Ressources modestes : 60 208 €
  • ◆Nombre de personnes dans le ménage : 5 personnes; Ressources très modestes : 56 580 €; Ressources modestes : 68 877 €
  • ◆Nombre de personnes dans le ménage : Par personne supplémentaire; Ressources très modestes : + 7 116 €; Ressources modestes : + 8 663 €

Ces montants correspondent à des plafonds annuels de ressources, et non à un salaire mensuel ou à un revenu après paiement des charges.

Le document précise les modalités de prise en compte des revenus fiscaux de référence. Pour certains compléments municipaux, les conditions doivent être remplies sur deux années consécutives, le revenu fiscal le plus élevé étant retenu.

Et si vous dépassez ces plafonds ?

Cela ne signifie pas que tout financement est impossible.

Les aides collectives aux copropriétés obéissent à d’autres règles. Certains régimes destinés aux bailleurs ne sont pas soumis aux ressources du propriétaire. Les aides nationales qui ne relèvent pas du périmètre local doivent également être examinées séparément.

Source : pages 20 et 82 à 83.

5. MaPrimeRénov’ Parcours accompagné : financer une rénovation énergétique d’ampleur

5. MaPrimeRénov’ Parcours accompagné : financer une rénovation énergétique d’ampleur5. MaPrimeRénov’ Parcours accompagné : financer une rénovation énergétique d’ampleur

Ce parcours concerne une rénovation cohérente du logement, et non une simple succession de petits travaux indépendants.

Les principales conditions présentées dans le programme

Pour les propriétaires occupants relevant des catégories traitées dans le document, le projet doit notamment prévoir :

  • ◆un logement initialement classé E, F ou G, selon les règles de dépôt indiquées ;
  • ◆un gain d’au moins deux classes énergétiques ;
  • ◆au moins deux gestes d’isolation ;
  • ◆un audit énergétique ;
  • ◆l’intervention de professionnels RGE ;
  • ◆un accompagnement par Mon Accompagnateur Rénov’ ;
  • ◆le respect des restrictions relatives aux équipements de chauffage, notamment l’absence d’installation d’une chaudière au gaz et de maintien d’un chauffage au fioul.

Le logement doit être occupé à titre de résidence principale, avec les engagements de durée prévus par le dispositif.

Les montants figurant dans la fiche parisienne

  • ◆Catégorie de ménage : Très modeste; Gain énergétique présenté : 2 classes; Taux maximal Anah : 80 %; Complément maximal Ville* : 10 %; Plafond de travaux HT : 30 000 €
  • ◆Catégorie de ménage : Très modeste; Gain énergétique présenté : 3 classes; Taux maximal Anah : 80 %; Complément maximal Ville* : 10 %; Plafond de travaux HT : 40 000 €
  • ◆Catégorie de ménage : Modeste; Gain énergétique présenté : 2 classes; Taux maximal Anah : 60 %; Complément maximal Ville* : 10 %; Plafond de travaux HT : 30 000 €
  • ◆Catégorie de ménage : Modeste; Gain énergétique présenté : 3 classes; Taux maximal Anah : 60 %; Complément maximal Ville* : 10 %; Plafond de travaux HT : 40 000 €

* Sous les conditions municipales, notamment l’examen des ressources sur deux années consécutives.

Ces plafonds ne sont pas des montants d’aide : 40 000 € de travaux subventionnables ne signifient pas 40 000 € de subvention.

L’accompagnement peut-il être financé ?

Oui. La fiche prévoit, pour la prestation d’accompagnement :

  • ◆80 % d’une prestation plafonnée à 2 000 € TTC pour un propriétaire occupant modeste ;
  • ◆100 % d’une prestation plafonnée à 2 000 € TTC pour un propriétaire occupant très modeste ;
  • ◆jusqu’à 100 % d’une prestation plafonnée à 4 000 € TTC pour certains projets associant rénovation énergétique et traitement de l’habitat indigne ou dégradé.

Ainsi, à 80 % d’une prestation éligible de 2 000 € TTC, le calcul théorique donne 1 600 €, et non 2 000 €.

Peut-on rénover en deux étapes ?

Le document prévoit, pour les logements concernés, un parcours en deux étapes maximum sur cinq ans.

La deuxième demande ne peut pas être déposée avant le solde de la première aide. Le plafond restant est calculé en tenant compte des dépenses déjà mobilisées.

Il ne s’agit donc pas de deux plafonds complets indépendants.

Source : pages 20 à 23.

6. Ma Prime Logement décent : traiter un logement dangereux ou dégradé

Une rénovation énergétique ne suffit pas toujours. Un appartement peut aussi présenter des désordres affectant la sécurité ou la santé de ses occupants.

Ma Prime Logement décent vise les situations d’habitat indigne ou dégradé reconnues selon les justificatifs et diagnostics prévus par le programme.

Il peut notamment s’agir :

  • ◆d’une situation faisant l’objet d’un arrêté de sécurité ou d’insalubrité ;
  • ◆d’une dégradation objectivée par une évaluation ;
  • ◆de risques liés au plomb ;
  • ◆de travaux nécessaires pour rétablir des conditions d’habitation satisfaisantes.

Des aides adaptées à la gravité du logement

Le barème dépend de plusieurs facteurs :

  • ◆le niveau de ressources du propriétaire ;
  • ◆la nature des travaux ;
  • ◆leur réalisation en parties privatives ou communes ;
  • ◆la classe énergétique obtenue après rénovation ;
  • ◆une éventuelle sortie de passoire énergétique.

Le programme prévoit notamment un plafond de travaux de 70 000 € HT dans certaines configurations, avec des plafonds différents lorsque la classe E n’est pas atteinte.

Pour les travaux privatifs dans les situations correspondantes, les taux Anah présentés peuvent atteindre 90 % pour les ménages très modestes et 70 % pour les ménages modestes, avec une bonification de sortie de passoire sous conditions. Des compléments municipaux sont également prévus.

Ces valeurs sont propres aux cas décrits dans la fiche : elles ne doivent pas être appliquées à toute rénovation intérieure.

Faut-il obligatoirement atteindre une classe énergétique minimale ?

Le document précise que le caractère subventionnable des travaux de lutte contre l’habitat indigne ou dégradé n’est pas systématiquement conditionné à l’atteinte d’une classe énergétique minimale.

En revanche, atteindre au moins la classe E peut ouvrir un plafond plus favorable. Une sortie de passoire, avec passage de F ou G à au moins D, peut déclencher une bonification.

La sécurité, la salubrité et l’énergie doivent donc être étudiées ensemble, sans confondre leurs critères.

Source : pages 24 et 25.

7. MaPrimeAdapt’ : adapter le logement à l’âge ou au handicap

MaPrimeAdapt’ accompagne les travaux permettant de rester chez soi dans de meilleures conditions de sécurité et d’autonomie.

Selon les besoins évalués, cela peut concerner l’adaptation de la salle de bains, les déplacements dans le logement ou des équipements fixes facilitant les gestes du quotidien.

Qui peut être concerné ?

Le programme vise notamment les propriétaires occupants et certains locataires aux ressources modestes ou très modestes :

  • ◆âgés de 70 ans ou plus, sans justificatif de GIR ;
  • ◆âgés de 60 à 69 ans, avec un GIR compris entre 1 et 6 ;
  • ◆présentant un taux d’incapacité d’au moins 50 %, selon les conditions de la fiche.

Un locataire doit disposer de l’accord du bailleur.

Les travaux doivent être justifiés par les besoins de la personne, au moyen des évaluations et documents appropriés. Les équipements doivent être fixés à demeure ; les prestations impliquant certains abonnements payants d’assistance ne relèvent pas du financement décrit.

Quels montants ?

  • ◆Catégorie de ménage : Très modeste; Taux maximal Anah : 70 %; Complément maximal Ville : 20 %; Plafond de travaux HT : 22 000 €
  • ◆Catégorie de ménage : Modeste; Taux maximal Anah : 50 %; Complément maximal Ville : 20 %; Plafond de travaux HT : 22 000 €

Exemple pédagogique : pour 15 000 € HT de travaux entièrement reconnus éligibles, un ménage très modeste pourrait théoriquement mobiliser 10 500 € d’aide Anah et 3 000 € de complément municipal, sous réserve de l’instruction et des règles applicables.

Ce calcul ne constitue pas une estimation du reste à charge TTC.

Quel accompagnement ?

L’accompagnement est obligatoire. Le document présente des forfaits de :

  • ◆350 € pour l’accompagnement socle ;
  • ◆600 € pour l’accompagnement complet ;
  • ◆800 € lorsque l’intervention d’un ergothérapeute est intégrée.

La fiche n’impose ni audit énergétique ni qualification RGE pour ce parcours d’adaptation.

Source : pages 26 et 27.

8. MaPrimeRénov’ Copropriété : financer les travaux de l’immeuble

Pour de nombreux logements parisiens, une partie importante de la rénovation se décide à l’échelle de la copropriété : toiture, façades, ventilation ou équipements collectifs.

MaPrimeRénov’ Copropriété finance des travaux portés par le syndicat des copropriétaires.

Les principales conditions

La copropriété doit notamment :

  • ◆respecter les conditions d’ancienneté ;
  • ◆être immatriculée au registre national des copropriétés, avec une situation à jour ;
  • ◆satisfaire aux critères d’usage d’habitation ;
  • ◆prévoir un programme permettant au moins 35 % de gain énergétique ;
  • ◆être accompagnée par une AMO ;
  • ◆faire réaliser les travaux concernés par des entreprises RGE.

Le programme distingue un seuil de résidences principales de :

  • ◆65 % pour les copropriétés de vingt lots d’habitation ou moins ;
  • ◆75 % pour celles de plus de vingt lots d’habitation.

Le décompte précis des lots et le périmètre retenu doivent être vérifiés pour chaque dossier.

Quels taux et plafonds ?

  • ◆Gain énergétique : Au moins 35 %; Taux maximal Anah : 30 %; Plafond de travaux HT : 25 000 € par logement
  • ◆Gain énergétique : Au moins 50 %; Taux maximal Anah : 45 %; Plafond de travaux HT : 25 000 € par logement

Quelles bonifications ?

Sous conditions, le programme prévoit notamment :

  • ◆20 points supplémentaires pour les copropriétés fragiles ;
  • ◆10 points supplémentaires en cas de sortie de passoire énergétique, lorsque la copropriété est classée F ou G avant travaux et atteint au moins D après travaux.

La bonification « copropriété fragile » implique des conditions spécifiques, notamment en matière d’enquête sociale et de valorisation des certificats d’économies d’énergie.

Des primes pour les occupants modestes

Les propriétaires occupants éligibles peuvent bénéficier de primes individuelles de :

  • ◆1 500 € pour les ménages modestes ;
  • ◆3 000 € pour les ménages très modestes.

Le propriétaire doit encore être propriétaire au moment de la demande de paiement.

Tous les travaux privatifs sont-ils inclus ?

Non. Les travaux privatifs ordinaires ne sont pas financés comme des travaux collectifs.

Seuls certains travaux privatifs d’intérêt collectif, réalisés sous maîtrise d’ouvrage du syndicat, peuvent entrer dans ce parcours.

Il faut également éviter de mobiliser une aide individuelle et une aide collective sur les mêmes objets de travaux sans vérifier les règles de cumul.

Exemple de calcul

Pour une copropriété de vingt logements présentant 400 000 € HT de dépenses entièrement éligibles et un gain énergétique de 50 % :

  • ◆la dépense moyenne est de 20 000 € HT par logement ;
  • ◆elle reste sous le plafond de 25 000 € ;
  • ◆l’aide Anah socle théorique à 45 % représente 180 000 €.

Ce calcul ne comprend ni les éventuelles bonifications ni les aides municipales. La répartition réelle entre copropriétaires dépend ensuite des règles applicables à leurs quotes-parts.

Source : pages 44 à 47 et 56 à 58.

9. Éco-Rénovons Paris+ : une aide municipale dès 15 % de gain énergétique

Éco-Rénovons Paris+, également appelé ERP+, constitue un levier spécifique à Paris.

Contrairement à MaPrimeRénov’ Copropriété, qui démarre à 35 % de gain énergétique, l’aide performancielle municipale peut intervenir dès 15 %, sous réserve de respecter ses propres critères.

Qui peut en bénéficier ?

La copropriété doit être accompagnée dans le dispositif et satisfaire à des conditions concernant notamment :

  • ◆l’occupation des logements ;
  • ◆le profil social des copropriétaires ;
  • ◆les loyers pratiqués ;
  • ◆la performance du projet.

Des modalités particulières existent pour les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Le projet doit notamment s’appuyer sur un audit global énergétique et architectural validé par l’Agence Parisienne du Climat, avec accompagnement et professionnels qualifiés.

Le barème de l’aide performancielle

Les plafonds ci-dessous correspondent aux travaux pris en compte par lot, et non au montant de la subvention.

  • ◆Gain énergétique : 15 % à moins de 25 %; Taux maximal : 10 %; Copropriété ≤ 20 lots d’habitation : 25 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie jusqu’en 1948 : 15 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie après 1948 : 5 000 €
  • ◆Gain énergétique : 25 % à moins de 35 %; Taux maximal : 20 %; Copropriété ≤ 20 lots d’habitation : 25 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie jusqu’en 1948 : 15 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie après 1948 : 10 000 €
  • ◆Gain énergétique : 35 % à moins de 40 %; Taux maximal : 20 %; Copropriété ≤ 20 lots d’habitation : 25 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie jusqu’en 1948 : 20 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie après 1948 : 15 000 €
  • ◆Gain énergétique : 40 % à moins de 50 %; Taux maximal : 30 %; Copropriété ≤ 20 lots d’habitation : 25 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie jusqu’en 1948 : 25 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie après 1948 : 20 000 €
  • ◆Gain énergétique : Au moins 50 %; Taux maximal : 35 %; Copropriété ≤ 20 lots d’habitation : 25 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie jusqu’en 1948 : 25 000 €; Copropriété > 20 lots, bâtie après 1948 : Niveau précédent : taux et plafond du palier 40–50 %

Un point important : pour les copropriétés de plus de vingt lots construites après 1948, le niveau à 35 % n’est pas accessible selon ce tableau, même si le gain énergétique atteint 50 %.

Peut-on cumuler ERP+ et MaPrimeRénov’ Copropriété ?

Oui, lorsque les critères propres à chaque aide sont respectés.

Cependant, le programme prévoit une analyse du cumul. L’aide de la Ville peut être modulée à la baisse en fonction du projet et de la situation financière de la copropriété.

Attention aux dépenses de chauffage

Les travaux de modernisation du chauffage, du refroidissement ou de l’eau chaude sanitaire ne sont pas tous intégrés à l’assiette de l’aide municipale.

Le document prévoit notamment des exceptions pour les énergies renouvelables ou de récupération et le raccordement au réseau de chaleur CPCU.

Un équipement peut contribuer au gain énergétique calculé sans être lui-même financé par cette aide.

Une échéance à anticiper

Le programme indique que les modalités présentées sont réservées aux dossiers déposés avant la fin de la convention, le 31 décembre 2026.

Il annonce une évolution du cadre pour les financements à compter de 2027. Une copropriété qui démarre son projet tardivement doit donc vérifier le calendrier applicable, sans considérer le barème 2026 comme garanti pour l’année suivante.

Source : pages 59 et 60.

10. Des aides supplémentaires pour les copropriétaires modestes

10. Des aides supplémentaires pour les copropriétaires modestes10. Des aides supplémentaires pour les copropriétaires modestes

Une rénovation collective peut laisser une quote-part difficile à financer pour certains ménages, même après subvention au syndicat.

Le programme prévoit donc des aides individuelles de la Ville de Paris complémentaires à MaPrimeRénov’ Copropriété.

Les conditions principales

Le propriétaire doit notamment :

  • ◆occuper son logement ;
  • ◆être éligible aux primes individuelles Anah pour ménages modestes ou très modestes ;
  • ◆appartenir à une copropriété éligible au dispositif collectif ;
  • ◆rester propriétaire au moment de la demande de paiement.

Le plafond individuel de travaux subventionnables est de 45 000 € HT.

La grille municipale prévoit des taux pouvant atteindre 60 % pour certains propriétaires modestes et 75 % pour certains propriétaires très modestes.

Mais ces maxima dépendent fortement :

  • ◆de la quote-part moyenne de travaux ;
  • ◆du niveau de ressources ;
  • ◆de l’intégration ou non dans ERP+ ;
  • ◆du gain énergétique ;
  • ◆des bonifications déjà mobilisées.

Il ne faut surtout pas ajouter automatiquement 60 % ou 75 % à toutes les aides collectives. La grille est précisément modulée selon les financements et les caractéristiques du projet.

Source : pages 63 à 65.

11. Les aides environnementales : confort d’été, matériaux et végétalisation

Le programme parisien ne se limite pas à la baisse des consommations d’énergie.

Il prévoit aussi des aides environnementales pour certaines copropriétés accompagnées dans ERP+ ou intégrées à l’OAHD.

Les principaux financements

  • ◆Objectif : Énergies renouvelables ou de récupération, raccordement au réseau de chaleur; Modalité maximale présentée : 25 % des travaux éligibles, sur un plafond de 4 000 € par lot d’habitation
  • ◆Objectif : Matériaux naturels, renouvelables, recyclables ou biosourcés; Modalité maximale présentée : 50 %, sur un plafond de travaux de 4 000 € par lot
  • ◆Objectif : Label BBC rénovation ou Effinergie rénovation; Modalité maximale présentée : Prime de 25 000 € par copropriété
  • ◆Objectif : Gestion des déchets; Modalité maximale présentée : Prime de 5 000 € par copropriété

Les qualifications des intervenants, les caractéristiques des équipements et les exigences de labellisation doivent être respectées.

La prime « îlot de fraîcheur »

Trois familles d’actions peuvent être combinées :

  • ◆1. Équipements : protections solaires, dispositifs de rafraîchissement adaptés, récupération d’eau destinée à l’arrosage.
  • ◆2. Désimperméabilisation : débitumisation, pleine terre, sols poreux, gestion des eaux pluviales.
  • ◆3. Végétalisation : toitures, façades, arbustes, arbres ou plantations en pleine terre.

Le taux maximal dépend de la combinaison retenue :

  • ◆30 % pour des actions dans une catégorie ;
  • ◆40 % pour deux catégories ;
  • ◆50 % pour trois catégories.

Le plafond de projet pris en compte est de 60 000 € par copropriété, augmenté selon la formule du document pour les surfaces traitées au-delà de 200 m².

À ne pas confondre : ce plafond n’est pas une prime forfaitaire de 60 000 €.

Ces financements permettent d’intégrer le confort d’été et la qualité des espaces communs dès la conception du projet, au lieu de les traiter après la rénovation énergétique.

Source : pages 61 et 62.

12. Copropriété dégradée : à quoi sert l’OAHD 6 ?

L’Opération d’amélioration de l’habitat dégradé, ou OAHD 6, accompagne les copropriétés dont les difficultés dépassent un simple besoin d’isolation.

Le projet peut associer :

  • ◆remise en sécurité ;
  • ◆traitement des désordres du bâtiment ;
  • ◆amélioration énergétique ;
  • ◆résolution de difficultés de gestion ;
  • ◆accompagnement social et financier.

Une approche fondée sur un diagnostic complet

Le programme prévoit l’examen de l’état du bâti, de l’organisation de la copropriété, de ses capacités financières et des conditions de son redressement.

L’objectif n’est pas seulement de financer une tranche de travaux, mais de permettre un retour durable à un fonctionnement satisfaisant.

Quels financements ?

Les taux dépendent notamment :

  • ◆du niveau de dégradation ;
  • ◆de l’existence d’un arrêté ou d’une injonction ;
  • ◆du caractère urgent des travaux ;
  • ◆du profil social de la copropriété ;
  • ◆du gain énergétique.

Des taux renforcés et des bonifications peuvent être mobilisés. Certains travaux urgents relevant de situations strictement définies peuvent atteindre un taux Anah de 100 % des dépenses concernées.

Cette possibilité reste exceptionnelle : elle ne signifie pas que toute copropriété dégradée bénéficie d’un chantier intégralement payé.

Le programme prévoit également des aides d’ingénierie, de redressement de la gestion et, dans certaines situations, de portage de lots.

Source : pages 48 à 55 et 91 à 94.

13. Propriétaires bailleurs : choisir entre rénovation et conventionnement

Pour un propriétaire qui loue son logement, plusieurs parcours sont possibles. Le choix dépend autant des travaux que de la stratégie locative.

Deux logiques à distinguer

Les aides à la pierre destinées aux bailleurs peuvent être ouvertes à des personnes physiques ou morales, sans condition de revenus du propriétaire, en contrepartie d’engagements locatifs et généralement d’un conventionnement.

MaPrimeRénov’ Parcours accompagné pour bailleurs, dans le périmètre traité par le programme, concerne des personnes physiques répondant aux conditions prévues, avec un engagement de location de six ans et des règles différentes.

Ces deux familles ne doivent pas être mélangées dans un même calcul.

Habiter Mieux : rénovation énergétique avec engagements locatifs

La fiche destinée aux bailleurs prévoit notamment :

  • ◆un gain énergétique d’au moins 35 % ;
  • ◆un audit ;
  • ◆une classe D après travaux, avec possibilité de dérogation pour E ;
  • ◆des professionnels RGE ;
  • ◆un accompagnement ;
  • ◆un conventionnement Anah ;
  • ◆les règles de valorisation des CEE.

Le taux maximal Anah indiqué est de 35 %.

Le complément de la Ville varie selon le niveau de conventionnement :

  • ◆10 % en Loc1 ;
  • ◆20 % en Loc2 ;
  • ◆30 % en Loc3.

Le plafond de travaux est de 937,50 € HT/m², dans la limite de 80 m², soit au maximum 75 000 € HT.

Des primes de 1 500 € ou 2 000 € sont également prévues selon les conditions de gain énergétique et de sortie de passoire.

Rénover un logement très dégradé

Le programme prévoit des aides spécifiques aux bailleurs pour la sécurité, la salubrité et les logements dégradés.

Dans certaines situations de travaux lourds, le plafond peut atteindre 1 250 € HT/m² dans la limite de 80 m², soit 100 000 € HT, avec un taux Anah maximal de 45 %.

D’autres catégories relèvent de plafonds et de taux différents. Le niveau de dégradation doit être objectivé : une rénovation esthétique ne suffit pas.

Adapter un logement loué

Une fiche distincte concerne l’adaptation à la perte d’autonomie pour les bailleurs. Elle prévoit des aides et des conditions de conventionnement propres, avec certaines possibilités de dérogation lorsque les occupants restent en place.

Il ne faut pas appliquer directement le barème MaPrimeAdapt’ d’un propriétaire occupant au projet d’un bailleur.

Source : pages 29 à 43.

14. Loc’Avantages : une aide liée au niveau du loyer

14. Loc’Avantages : une aide liée au niveau du loyer14. Loc’Avantages : une aide liée au niveau du loyer

Loc’Avantages repose sur un engagement : louer à un niveau inférieur au marché à des locataires respectant les plafonds de ressources.

La convention porte sur six ans, pour un logement loué nu à usage de résidence principale.

Les trois niveaux

  • ◆Niveau : Loc1; Décote de référence par rapport au marché : 15 %; Réduction d’impôt sans intermédiation locative : 15 %; Avec intermédiation locative : 20 %
  • ◆Niveau : Loc2; Décote de référence par rapport au marché : 30 %; Réduction d’impôt sans intermédiation locative : 35 %; Avec intermédiation locative : 40 %
  • ◆Niveau : Loc3; Décote de référence par rapport au marché : 45 %; Réduction d’impôt sans intermédiation locative : —; Avec intermédiation locative : 65 %

Ces pourcentages fiscaux ne sont pas des taux de subvention sur les travaux.

Le loyer applicable dépend du niveau choisi, de la localisation, de la surface et des règles de calcul. Il doit également respecter l’encadrement des loyers parisien.

Des primes complémentaires possibles

Le document prévoit, selon les situations :

  • ◆une prime d’intermédiation locative ;
  • ◆des majorations liées au mandat de gestion ou à la petite surface ;
  • ◆une prime de réduction de loyer ;
  • ◆une prime de réservation à des publics prioritaires.

Le dispositif Louez solidaire constitue une autre piste pour les propriétaires souhaitant inscrire leur logement dans une démarche locative sociale accompagnée.

Le bon choix ne se limite pas au montant de l’aide travaux : il doit intégrer le loyer, la fiscalité, les engagements et la gestion du logement.

Source : pages 31 à 34 et 84 à 86.

15. Les autres situations couvertes par le programme

Le document comporte également des régimes plus ciblés :

  • ◆certains autres travaux pour les propriétaires occupants, avec des restrictions selon les ressources et la situation de la copropriété ;
  • ◆certaines transformations de locaux en logements, dans les limites prévues ;
  • ◆les hôtels meublés dégradés intégrés à l’OAHD 6.

Pour ces derniers, des aides peuvent concerner les propriétaires des murs ou les exploitants, en contrepartie d’engagements sur une partie des chambres et leurs tarifs.

Ces dispositifs spécialisés ne doivent pas être assimilés aux aides ordinaires d’un appartement ou d’une copropriété résidentielle.

Source : pages 28, 43 et 66 à 67.

16. Comment préparer son dossier : les étapes à suivre

Étape 1 — Définir le besoin réel

Votre priorité est-elle de réduire les consommations, traiter une dégradation, adapter le logement ou rénover les parties communes ?

Cette première analyse oriente le choix du dispositif.

Étape 2 — Contacter le conseil public compétent

L’Agence Parisienne du Climat est l’Espace Conseil France Rénov’ du territoire parisien.

Le programme lui attribue un rôle dans l’information, la vérification de l’éligibilité, l’orientation vers un accompagnateur et la prévention des fraudes.

Pour les parcours concernés, une attestation de passage doit être jointe au dossier selon le calendrier applicable.

Étape 3 — Réaliser les diagnostics nécessaires

Selon le projet, il peut s’agir :

  • ◆d’un audit énergétique ;
  • ◆d’un audit global énergétique et architectural ;
  • ◆d’un diagnostic de dégradation ;
  • ◆d’une évaluation des besoins d’autonomie.

Un DPE seul ne remplace pas automatiquement l’ensemble des études exigées.

Étape 4 — Construire un programme cohérent

Les travaux doivent être hiérarchisés. Il faut distinguer les interventions indispensables, les travaux énergétiques, les prestations d’accompagnement et les dépenses exclues des aides.

Étape 5 — Établir un plan de financement réaliste

Le budget doit faire apparaître :

  • ◆les dépenses HT et TTC ;
  • ◆les assiettes éligibles à chaque aide ;
  • ◆les plafonds ;
  • ◆les financements envisagés ;
  • ◆le reste à charge ;
  • ◆les besoins de trésorerie.

Une subvention future ne règle pas nécessairement les acomptes dus au début du chantier.

Étape 6 — Préparer les décisions de copropriété

Lorsque les travaux sont collectifs, le syndic, le conseil syndical et l’accompagnateur doivent préparer les décisions à soumettre à l’assemblée générale.

Pour les copropriétés accompagnées dans certains dispositifs, un avis préalable peut apporter de la visibilité sur les aides prévisionnelles. Il ne doit pas être confondu avec leur paiement.

Étape 7 — Déposer un dossier complet

Le programme prévoit une liste de pièces à fournir à l’engagement, renseignée par l’AMO pour les dossiers concernés.

Les justificatifs doivent correspondre au demandeur, au logement et aux travaux effectivement présentés.

Étape 8 — Respecter les engagements après travaux

Factures, conformité des travaux, occupation, location ou conventionnement : les engagements peuvent faire l’objet de contrôles pendant la vie administrative du dossier.

Le projet ne s’arrête donc pas à la réception du chantier.

Source : pages 16 à 18, 68 et 101.

17. Les erreurs à éviter

Confondre plafond de travaux et montant d’aide

Un plafond de 25 000 € par logement est une base de calcul maximale, pas un chèque de 25 000 €.

Additionner tous les taux

Aide collective, prime individuelle et complément municipal ne s’additionnent pas sans vérification des assiettes, des grilles et des écrêtements.

Commencer trop tôt

Un chantier démarré avant le dépôt peut compromettre l’éligibilité.

Se tromper de profil

Les conditions d’un propriétaire occupant, d’un bailleur et d’un syndicat de copropriétaires ne sont pas identiques.

Oublier les dépenses non financées

Le reste à charge dépend aussi de la TVA, des dépassements de plafond et des prestations exclues.

Négliger les conditions de ressources municipales

Certains compléments examinent deux années de revenus, et non une seule.

Utiliser un ancien barème

Les dispositions transitoires de 2025 présentes dans le document ne doivent pas être présentées comme de nouvelles possibilités ouvertes en 2026.

Croire qu’un conseiller peut garantir l’attribution

L’accompagnement sécurise le projet, mais la décision appartient au financeur compétent.

18. Deux points du PDF à faire confirmer avant de chiffrer définitivement

Le programme est très détaillé, mais contient des divergences qu’il serait risqué d’ignorer.

Le complément municipal pour MaPrimeRénov’ Parcours accompagné des bailleurs

La rubrique consacrée aux évolutions annonce la suppression de l’aide de la Ville pour ce dispositif en 2026, tandis que le tableau récapitulatif en annexe affiche encore 10 %.

Conséquence pratique : ne pas intégrer ce complément comme une recette certaine. Une confirmation écrite du service instructeur est nécessaire.

La date de l’attestation de passage à l’Agence Parisienne du Climat

Les règles générales et certaines fiches indiquent une application au 1er février 2026 pour MaPrimeRénov’ Parcours accompagné. Une autre rubrique d’évolution mentionne le 1er janvier 2027.

Pour MaPrimeAdapt’, les dispositions dédiées renvoient au calendrier de 2027.

Le réflexe prudent est de contacter l’APC en amont et de faire confirmer la pièce attendue pour le parcours et la date de dépôt concernés.

Ces réserves ne remettent pas en cause l’ensemble du programme. Elles évitent de transformer une contradiction documentaire en mauvaise estimation de financement.

Source : pages 18 à 19, 22, 26, 29, 35 et 89.

FAQ — Les questions fréquentes sur les aides à la rénovation à Paris

Peut-on obtenir une aide pour un appartement parisien ?

Oui. Selon votre situation, le projet peut relever d’une aide individuelle, d’une aide collective à la copropriété ou d’un dispositif destiné aux bailleurs.

Faut-il obligatoirement être un ménage modeste ?

Non pour tous les dispositifs. Certaines aides individuelles sont soumises aux ressources, mais les aides aux syndicats de copropriétaires et certains régimes bailleurs suivent d’autres critères.

Une copropriété peut-elle être aidée avec moins de 35 % de gain énergétique ?

Potentiellement oui : ERP+ prévoit une intervention dès 15 %, sous ses conditions propres. Cela ne rend pas pour autant le projet éligible à MaPrimeRénov’ Copropriété.

Les aides de l’Anah et de Paris sont-elles cumulables ?

Certains cumuls sont expressément prévus. Ils restent soumis aux règles de chaque dispositif et au calcul final du financeur.

L’accompagnement est-il toujours gratuit ?

Non. Dans ERP+, l’accompagnement par un opérateur mandaté par la Ville est présenté comme gratuit pour la copropriété. Une AMO privée relève d’autres modalités et peut laisser un reste à charge.

Peut-on financer une rénovation et une adaptation du logement ?

Le programme prévoit des possibilités d’articulation entre certains projets et plafonds. Les dépenses doivent être clairement distinguées et le cumul validé avant le dépôt.

Une aide est-elle versée dès le début du chantier ?

Pas systématiquement. Le document prévoit des avances dans certaines conditions, mais elles ne doivent pas être présumées acquises. Il faut prévoir la trésorerie du projet.

Les barèmes d’ERP+ resteront-ils identiques en 2027 ?

Le document ne le garantit pas. Il annonce une évolution du cadre après la fin de la convention 2026.

Conclusion : à Paris, le bon financement commence par le bon parcours

Le Programme d’actions territorial 2026 offre plusieurs leviers pour améliorer les logements parisiens : rénovation énergétique, adaptation à l’autonomie, traitement de l’habitat dégradé, financement des copropriétés et rénovation locative.

La difficulté n’est pas seulement de trouver une aide. Elle consiste à choisir le dispositif adapté, construire un programme de travaux recevable et calculer un reste à charge réaliste.

Trois principes permettent de sécuriser la démarche :

  • ◆faire évaluer le projet avant de lancer les travaux ;
  • ◆distinguer les aides théoriques des financements effectivement accordés ;
  • ◆tenir compte des règles propres à Paris et à la date du dépôt.

Vous envisagez de rénover votre appartement ou votre copropriété ? Commencez par faire le point sur l’état du bâtiment, votre situation et les travaux prioritaires. C’est sur cette base qu’un accompagnement pourra identifier les aides mobilisables et préparer un projet cohérent.

Source documentaire

Ville de Paris – Délégation locale de l’Anah, Programme d’actions territorial 2026, approuvé par arrêté du 14 août 2026, 101 pages, document fourni pour la rédaction.

Cet article explique ce programme territorial. Il ne remplace ni les textes applicables au moment du dépôt ni l’instruction individuelle du dossier.

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